<strong>Cursor 3 n'est pas une mise à jour. C'est un autre logiciel. L'éditeur — celui basé sur VS Code, qui a fait la réputation d'Anysphere — est encore là, mais reculé. Devant : un workspace centré sur la gestion d'agents. Vous lancez plusieurs sessions en parallèle, sur plusieurs repos, vous arbitrez les pull-requests, vous validez ou rejetez.
Notre semaine de test
On a fait tourner Cursor 3 sur deux projets : un site Next.js (le nôtre, justement), et une API Go pour un client logistique. Sur Next.js, l'agent piloté par Composer 2 a livré 9 pull-requests en deux jours, dont 6 mergées sans modification. Sur l'API Go, ça a moins bien marché : trop de contexte historique, trop de conventions implicites — l'agent a écrit du code propre mais hors-style.
« Cursor 3 réussit ce que Cursor 2 réussissait déjà. La nouveauté, c'est qu'il y a 5 sessions qui tournent en parallèle, et qu'on est devenus chefs d'orchestre. »
Pour qui ça marche
Pour les équipes qui ont un backlog cataloguable — bug à corriger, feature isolée, refactor circonscrit — Cursor 3 démultiplie. Pour les ingénieurs qui font de la recherche dans le code, qui doivent comprendre avant d'écrire, l'IDE classique reste plus rapide. La fonction de switch cloud↔local est utile : on lance 3 agents cloud le matin, on récupère leurs branches en local l'après-midi pour les tester en série.
Verdict
Cursor 3 reste notre choix pour les devs indépendants et les petites équipes. Mais la ligne directrice — vous serez chefs d'agents, pas codeurs — est un pari risqué. La part de la communauté qui a apprécié Cursor pour sa rapidité d'édition trouve cette nouvelle version surchargée. Anysphere parie sur l'avenir. Reste à voir si les six prochains mois lui donnent raison.